AFP

HongKong Chine USA manifestation politique police transport,PREV 15 Ağustos 2019 - 03:05

Hong Kong: Pékin dénonce des actes "quasi-terroristes", Trump a confiance en Xi (PAPIER GENERAL-ACTUALISATION) Par India BOURKE, Catherine LAI =(Photo+Video)= ATTENTION - AJOUTE déclarations Trump /// Hong Kong, 15 août 2019 (AFP) - La Chine a dénoncé mercredi des agressions "quasi-terroristes" contre ses ressortissants durant des affrontements la veille à Hong Kong, une nouvelle escalade dans une crise que Xi Jinping "peut résoudre avec humanité", a affirmé Donald Trump. Le président américain, dans un style tranchant avec celui de son administration qui s'était dite "très préoccupée" par "les mouvements paramilitaires chinois" à la frontière avec Hong Kong, a également proposé une rencontre avec son homologue chinois. "Je n'ai aucun doute que si le président Xi veut résoudre rapidement et avec humanité le problème à Hong Kong, il peut le faire", a estimé, sur Twitter le locataire de la Maison Blanche avant d'ajouter: "Rencontre en personne?", semblant s'adresser directement au dirigeant chinois. Aux Etats-Unis, les critiques se sont multipliées contre le dirigeant républicain pour son apparente bienveillance à l'égard de Pékin, avec qui Washington est impliqué dans d'importantes - et ardues - négociations commerciales. Plus tôt dans la journée, un porte-parole de la diplomatie américaine avait appelé Pékin à "respecter le haut degré d'autonomie" de l'ex-colonie britannique. "Les Etats-Unis exhortent fermement Pékin à respecter ses engagements contenus dans la déclaration conjointe sino-britannique afin de permettre à Hong Kong d'exercer un haut degré d'autonomie", a-t-il indiqué dans une déclaration transmise à l'AFP. La déclaration sino-britannique de 1984 encadre la rétrocession de Hong Kong intervenue en 1997. Elle stipule que la région bénéficie "d'un haut degré d'autonomie, hormis en matière d'affaires étrangères et de défense", et de son propre système judiciaire, législatif et exécutif. "Nous encourageons la Chine et toutes les parties à Hong Kong à rechercher une solution qui respecte la liberté des Hongkongais et le haut degré d'autonomie de Hong Kong", a encore ajouté le département d'Etat, qui lançait ainsi pour la première fois un avertissement net et détaillé à Pékin. - "Actes quasi-terroristes"- La France, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian, s'est dite elle aussi mercredi "profondément attachée au respect intégral" des garanties apportées par ce statut d'autonomie de Hong Kong. Ces déclarations interviennent après que la Chine eut haussé d'un cran ses mises en garde après les incidents de la veille : "Nous condamnons avec la plus grande fermeté ces actes quasi-terroristes", avait déclaré dans un communiqué Xu Luying, porte-parole du Bureau des affaires de Hong Kong et de Macao du gouvernement chinois. Mardi, deux Chinois du continent ont été passés à tabac au cinquième jour d'une mobilisation sans précédent à l'aéroport de Hong Kong, où le trafic a été particulièrement perturbé lundi et mardi. C'est la deuxième fois cette semaine que la Chine cherche à assimiler les manifestations à du "terrorisme", avec des avertissements de plus en plus inquiétants qui font craindre une répression militaire alors que le mouvement en est à sa dixième semaine. - L'aéroport opère normalement - La plupart des manifestants ont quitté tôt mercredi l'aéroport, dont le site internet affichait des dizaines de vols partis durant la nuit et des centaines d'autres au départ tout au long de la journée. Beaucoup étaient toutefois retardés. Dans le hall des départs, les comptoirs d'enregistrement fonctionnaient normalement et il ne restait qu'une poignée de manifestants. "L'aéroport est notre dernière monnaie d'échange", confiait l'un d'eux à l'AFP. La compagnie hongkongaise Cathay Pacific, sous forte pression de la part de Pékin pour que soit sanctionné tout soutien aux manifestants parmi ses employés, a annoncé mercredi le licenciement de deux pilotes supplémentaires. Les rassemblements pro-démocratie avaient paralysé lundi et mardi l'aéroport international, le huitième plus fréquenté au monde (74 millions de passagers en 2018), accentuant la crise la plus aiguë traversée par les autorités chinoises à Hong Kong depuis 1997. Le mouvement pro-démocratie, qui a vu des millions de personnes descendre dans les rues de Hong Kong, est parti début juin du rejet d'un projet de loi hongkongais autorisant les extraditions vers la Chine. Il a depuis considérablement élargi ses revendications pour dénoncer le recul des libertés et les ingérences de la Chine. - "En colère et épuisés" - Le mouvement n'a pas de dirigeants publics et ses manifestations sont organisées de manière anonyme via les réseaux sociaux et des applications comme Telegram. Un groupe qui avait organisé des conférences de presse anonymes de manifestants a tenté de répondre aux inquiétudes après le tour violent pris à l'aéroport. "Après des mois de résistance prolongée, nous sommes effrayés, en colère et épuisés. Certains d'entre nous s'énervent plus facilement et ont réagi de façon excessive" mardi soir, a déclaré ce groupe dans un communiqué, présentant ses "plus sincères excuses." Parallèlement, le dernier gouverneur britannique de Hong Kong, Chris Patten a estimé que le territoire était "au bord de l'abîme" et la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU Michelle Bachelet a réclamé une enquête impartiale sur le comportement des forces de l'ordre. bur-sah/jac/roc/leo/AB TWITTER

76. Sayı