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USA Emirats Irak Libye procès armes industrie défense 20 Ağustos 2019 - 02:34

Un trafiquant d'armes international condamné à 30 ans de prison aux Etats-Unis Los Angeles, 19 août 2019 (AFP) - Un trafiquant d'armes international a été condamné lundi à trente ans de prison par un tribunal fédéral de Los Angeles pour avoir tenté de vendre des missiles sol-air à une faction libyenne et à d'autres acheteurs aux Emirats ou en Irak. L'ampleur des contrats de Rami Najm Asad-Ghanem, 53 ans, était "époustouflante et effrayante" à la fois, a commenté le juge James Otero en prononçant le verdict. Rami Ghanem, un Jordanien naturalisé Américain, avait plaidé coupable de divers crimes fédéraux lors de son procès en novembre dernier. Il était notamment accusé d'avoir négocié la vente de systèmes de missiles sol-air de fabrication russe à une faction armée libyenne en 2015, par l'intermédiaire de mercenaires. Selon le procureur de Californie centrale, M. Ghanem avait négocié le salaire des mercenaires, organisé leur arrivée en Libye et leur avait offert une prime de 50.000 dollars s'ils parvenaient à abattre des avions appartenant au gouvernement libyen de l'époque. Les autorités américaines avaient été alertées en 2014 sur ses manigances par un fournisseur d'équipement militaire basé à Los Angeles qui avait été sollicité par le trafiquant. Le ministère de l'Intérieur avait alors monté une opération à l'aide d'un agent sous couverture. Rami Ghanem avait notamment demandé à cet agent de lui procurer des fusils de précision et des appareils de vision nocturne, en soulignant que les transactions devaient se faire "sous la table". Lors de rencontres ultérieures en Grèce, le trafiquant avait cherché à acquérir des hélicoptères et des avions de combat pour le compte de clients iraniens, assurant avoir des contacts avec le Hezbollah (mouvement chiite soutenu par l'Iran) en Irak. En août 2015, il avait passé commande pour plus de 200.000 dollars de fusils, pistolets, silencieux, lunettes de visée laser, etc. qui devaient être expédiés en Libye. Rami Ghanem a été arrêté à Athènes fin 2015 puis extradé vers les Etats-Unis pour être jugé. La veille de son arrestation, il avait déclaré à l'agent américain: "La guerre me rend heureux". Son avocat, Dean Steward, avait plaidé que son client n'était pas un trafiquant et qu'il se contentait d'aider divers gouvernements à régler des problèmes "logistiques", comme l'achat de radars, de camions et de "cargaisons de bouteilles d'eau". ban/sdu

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