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France Niger Mali armée défense otages jihadistes 12 Temmuz 2019 - 15:30

Un otage français tué au Mali reconnu victime du terrorisme, insuffisant pour ses parents Lille, 12 juil 2019 (AFP) - Vincent Delory, otage français tué au Mali en 2011, a reçu la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme, une distinction symbolique mais insuffisante pour sa famille qui se bat depuis des années pour que l'Etat reconnaisse sa responsabilité dans sa mort. Cet ingénieur de 25 ans et l'humanitaire Antoine de Léocour avaient été tués en janvier 2011 en territoire malien lors d'une intervention de l'armée française, après avoir été enlevés dans un restaurant de Niamey, au Niger, par un groupe d'AQMI (Al Qaïda au Maghreb islamique). Son nom figure dans le décret daté du 25 juin 2019 et publié au journal officiel, parmi des dizaines d'autres notamment associés aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris et Saint-Denis et du 14 juillet 2016 à Nice. Mais pour les parents de Vincent, cette médaille - qu'ils avaient demandée en novembre 2018 - ne reconnaît pas la responsabilité de l'Etat dans la mort de leur fils, officiellement tué dans l'incendie d'un 4X4 d'AQMI. "Ça n'apporte absolument rien. Ce que nous voulons, c'est que l'Etat reconnaisse qu'il a mis la vie des otages en danger, qu'ils ont tiré sur le 4x4 et que Vincent en est mort", a déclaré vendredi à l'AFP son père, Gilles Delory. Se disant "abandonnés" par la nation, les parents de Vincent ont multiplié ces dernières années les demandes en ce sens, dont celle de la Légion d'honneur, sans succès. "On n'a plus beaucoup d'espoir mais on continue à se battre quand même", a affirmé M. Delory. Créée en juillet 2016, la médaille nationale de reconnaissance aux victimes du terrorisme a vocation à rendre hommage aux victimes, tandis que la Légion d'honneur récompense les services rendus à la Nation. Elle est obligatoirement demandée par la victime ou, si elle est décédée, par sa famille. cmk/rl/mw/jhd

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