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industrie aéronautique défense France Allemagne,PREV 17 Haziran 2019 - 16:57

Paris et Berlin concrétisent avec l'Espagne le lancement de l'avion de combat du futur (PAPIER D'ANGLE-ACTUALISATION) Par Djallal MALTI ATTENTION - Avec dévoilement maquette, citations Florence Parly /// Paris, 17 juin 2019 (AFP) - Paris, Berlin, rejoints par Madrid, ont concrétisé lundi, au premier jour du 53ème salon du Bourget, leur engagement dans le projet d'avion de combat du futur franco-allemand, le Système de Combat Aérien Futur (SCAF). L'accord-cadre, appelé à structurer les relations entre les trois pays autour du projet SCAF, a été paraphé par les ministres française des Armées, Florence Parly, et allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, aini que leur homologue espagnole Margarita Robles, sur le stand de l'industriel Dassault. Il signe officiellement l'arrivée de Madrid dans ce projet qui marquera une étape importante dans le tortueux cheminement vers une défense européenne, idée chère à Emmanuel Macron, et potentielle pomme de discorde entre le Vieux continent et les Etats-Unis soucieux d'écouler en Europe leurs produits militaires. "Ce projet prend désormais une dimension résolument européenne: l'Espagne a rejoint officiellement le programme ce matin", s'est félicitée Mme Parly. Selon son entourage, "c'est la preuve que la volonté européenne d'avoir une base industrielle en Europe capable de relever le défi des industries chinoise, russe, américaine, se matérialise". La maquette grise à l'échelle un a été dévoilée en présence du président français Emmanuel Macron. Avec des lignes effilées et une aile delta, elle esquisse les possibles traits du futur chasseur (NGF, Next Generation Fighter), au coeur du "système de combat aérien du futur" (SCAF), destiné à remplacer les actuels Rafale et Eurofighter d'ici à 2040. Reste pour Paris et Berlin à annoncer le lancement des études de recherche et développement pour un montant de 150 millions d'euros sur deux ans, destinées à jeter les bases d'un démonstrateur d'ici 2026. Ce contrat devrait être finalisé "au deuxième semestre 2019", a assuré Mme Parly. Face à la forte concurrence américaine, ce projet constitue un test crucial pour l'industrie de défense européenne. Il est la pièce maîtresse de la stratégie pour assurer "la souveraineté européenne dans le secteur clé de la défense", explique ainsi l'Elysée. Du côté des industriels, Eric Trappier pour Dassault Aviation et Dirk Hoke pour Airbus ont remis leur offre commune. Ces "arrangements d'application" couvriront chaque tranche du programme jusqu'au premier vol, prévu en 2026. Initié en 2017, le SCAF est conçu comme un système associant avion de combat de nouvelle génération, drones, futurs missiles de croisière et drones évoluant en essaim. Il sera connecté à des avions, des satellites, des systèmes de l'OTAN et des systèmes de combat terrestres et navals. "C'est un système car l'avion sera au centre mais il y aura d'autres éléments connectés qui permettront à l'avion de combat de communiquer et d'être efficace, avec des drones qui accompagnent, qui observent", a expliqué Eric Trappier. Le premier de ces "arrangements d'application" couvre les études d'architecture lancées en janvier, d'un montant de 65 millions d'euros, et dont cette maquette est le premier résultat. - D'autres pays européens intéressés - "L'étape qui suit, c'est la recherche et technologie (R&T), les premiers travaux pour avoir des démonstrateurs et un premier avion qui vole en 2026". Les contrats de démonstrateurs arriveront plus tard, mais le projet est sur des rails, assure-t-on hôtel de Brienne. "D'ici fin 2019, on sera capables de notifier ces études" de l'ordre de 150 millions d'euros pour deux ans. Ces travaux se feront autour de cinq axes, dont l'avion et les premières briques du démonstrateur qui volera en 2026, sous la responsabilité de Dassault et Airbus. Un deuxième axe sera le "système de systèmes" et la connectivité, avec Airbus et Thales en maîtres d'oeuvre. Airbus et le missilier MBDA travailleront sur les "effecteurs déportés", les drones destinés à démultiplier l'efficacité du SCAF. Enfin, il y aura les travaux de simulation (Airbus et Thales), et ceux du moteur (Safran et l'allemand MTU). D'ici 2025, l'enveloppe prévue est de l'ordre de 4 milliards d'euros, entre la France (2,5 milliards) et l'Allemagne pour le reliquat. Mais à terme, ce sera une répartition à 50/50. L'Espagne devrait y participer à terme, et "quand ce sera le cas, on reverra cette règle du 50/50", indique-t-on au ministère. Selon l'entourage de Mme Parly, "d'autres pays ont manifesté leur intérêt". dlm/ef/eb DASSAULT AVIATION AIRBUS GROUP SAFRAN THALES

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