AFP

séisme énergie nucléaire défense Chine CoréeNord 17 Haziran 2019 - 17:09

Mini-séisme à la frontière Chine/Corée du Nord, possible "explosion" selon Pékin ATTENTION - AJOUTE commentaires analystes /// Pékin, 17 juin 2019 (AFP) - Un mini-séisme dû à une "possible explosion" a été enregistré lundi à la frontière avec la Corée du Nord, moins d'une heure après l'annonce d'une visite officielle du président chinois dans ce pays cette semaine, selon les autorités chinoises. Selon les services sismologiques chinois, un séisme de magnitude 1,3 s'est produit à 19H38 locales (11H38 GMT) dans la ville chinoise de Hunchun, frontalière de la Corée du Nord. Cette région avait été secouée en septembre 2017 par un essai nucléaire du régime de Pyongyang. La cause de l'explosion n'était pas connue dans l'immédiat. En septembre 2017, un séisme de magnitude 6,3 et imputé à un essai nucléaire en Corée du Nord avait été ressenti dans des régions frontalières du nord-est de la Chine. Plusieurs analystes ont minimisé l'importance de la secousse de lundi, expliquant que plusieurs facteurs pouvaient en être la cause. "Ne vous inquiétez pas tout de suite les amis", a indiqué sur Twitter Vipin Narang, chercheur au Massachusetts Institute of Technology (MIT). "Les explosions minières par exemple peuvent causer de petits tremblements". Un responsable de l'Administration météorologique coréenne (AMC), cité par l'agence de presse sud-coréenne Yonhap, a indiqué que "rien de particulier n'avait pu être détecté par les ondes sismiques". Le site souterrain de Punggye-ri, proche de la Chine, a été le théâtre des six essais nucléaires menés par Pyongyang. Entouré de sommets escarpés, l'endroit, creusé profondément sous une montagne granitique de 2.000 m d'altitude, est réputé idéal pour résister aux forces déchaînées par des explosions nucléaires. Son existence avait été mise au jour en 2006. Kim Jong-Un s'était engagé à le détruire l'an dernier dans ce qui était présenté comme un geste de bonne volonté avant un sommet historique entre le dirigeant nord-coréen et le président américain Donald Trump à Singapour le 12 juin 2018. Des journalistes étrangers avaient été invités à assister quelques semaines plus tôt à la destruction du site. sbr/bar/cr

79. Sayı