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transport aviation industrie défense gouvernement aéronautique,PREV 17 Haziran 2019 - 14:07

Coup de projecteur sur l'avion de combat européen du futur au 53e salon du Bourget (PAPIER GENERAL-ACTUALISATION) Par Sonia WOLF, Laurence BENHAMOU, Daphné BENOIT =(Photo+Video+Infographie)= ATTENTION - ajoute dévoilement d'une maquette du futur avion de combat européen en présence de Macron, signature d'un accord-cadre entre l'Allemagne, la France et l'Espagne autour du projet, commandes pour Airbus, nouvelles déclarations Boeing /// Le Bourget (France), 17 juin 2019 (AFP) - La 53e édition du salon aéronautique du Bourget a démarré lundi matin sous le signe de l'avion de combat européen du futur, avec la signature d'un accord-cadre entre la France, l'Allemagne et l'Espagne sur cet ambitieux projet phare pour la Défense européenne. Un de ses ardents promoteurs, le président français Emmanuel Macron, a assisté en fin de matinée au dévoilement d'une imposante maquette grise aux lignes effilées et à aile delta représentant à l'échelle un chasseur au coeur du projet de "système de combat aérien du futur" (SCAF). Les ministres française des Armées, Florence Parly, et allemande de la Défense, Ursula Von der Leyen, et leur homologue espagnole Margarita Robles ont ensuite signé sur le stand de l'industriel Dassault un accord-cadre qui va "structurer les relations entre les trois pays pour le projet SCAF", destiné à remplacer les actuels Rafale et Eurofighter d'ici à 2040, indique-t-on dans l'entourage de Mme Parly. Il signe officiellement l'arrivée de Madrid dans ce projet qui marquera une étape importante dans le tortueux cheminement vers une défense européenne, idée chère à Emmanuel Macron, et potentielle pomme de discorde entre le Vieux continent et les Etats-Unis soucieux d'écouler en Europe leurs produits militaires. "L'Espagne va rejoindre la France et l'Allemagne aujourd'hui. C'est important, car les pays d'Europe ont tendance à acheter américain. Nous, on propose un avion européen pour les Européens, indépendant des technologies américaines", commentait un peu plus tôt sur la chaine de télévision CNews Eric Trappier, PDG de Dassault Aviation, qui mène le projet SCAF avec Airbus. Le président Macron était arrivé vers 07H30 GMT au Bourget à bord du nouvel avion ravitailleur de l'armée de l'Air française, l'A330 MRTT, avant d'assister à un défilé aérien incluant la Patrouille de France, puis de visiter plusieurs stands, dont celui du ministère français des Armées. - Urgence climatique - L'urgence climatique et les questions de sécurité, avec la crise de l'avion vedette de Boeing, le 737 MAX, promettent également d'occuper les esprits des professionnels de l'aéronautique lors de cette grand-messe internationale du secteur. Côté aéronautique civile, ce 53e salon du Bourget se tient sous des auspices plutôt favorables en termes de croissance du trafic aérien, avec un doublement prévu d'ici 20 ans de la flotte d'avions dans le monde qui devrait atteindre, selon Boeing, 44.000 appareils en service. Mais la pression environnementale placera les avancées technologiques, en termes de systèmes de propulsion, de carburants alternatifs au kérosène, de matériaux de construction ou de formes d'avions futuristes, au coeur du rendez-vous mondial des industriels du secteur. Ces derniers sont appelés à redoubler d'efforts pour construire des avions moins polluants et atteindre l'objectif de réduire de moitié les émissions de dioxyde de carbone (CO2) en 2050 par rapport au niveau de 2005, sous l'exigence environnementale croissante de jeunes générations déterminées à boycotter l'avion au profit d'autres modes de transports moins polluants. Le transport aérien contribue à hauteur d'au moins 2% aux émissions mondiales de CO2. Selon des chiffres de l'Agence européenne de l'environnement, ses émissions de dioxyde de carbone dépassent largement celles des autres modes de transport. Côté constructeurs, le salon, habituellement l'occasion pour Airbus et Boeing de rivaliser en terme de nombre de commandes, sera un exercice compliqué pour l'avionneur américain. Les dirigeants de Boeing ont réitéré lundi, comme leur patron Dennis Muilenburg la veille, leur acte de contrition après les deux crashes du 737 MAX, qui ont fait 346 morts. Tous les exemplaires de cet avion en service sont cloués au sol depuis mars. "Nous sommes sincèrement désolés pour les pertes de vies humaines", a déclaré Kevin McAllister, le patron de la branche aviation commerciale du géant de Seattle. "La sécurité est sacrée dans cette entreprise", a-t-il ajouté en assurant que Boeing mettait tout en place pour faire en sorte que "de tels accidents ne se reproduisent plus jamais". L'avionneur collabore avec les autorités de régulation, en premier lieu la FAA américaine, en vue du retour en service de l'appareil, mais ce sont les "régulateurs qui décideront de la date de retour en service" de l'avion, a-t-il indiqué. Interrogé sur la concurrence avec Airbus, qui a annoncé lundi le lancement d'une version aux capacités étendues de son moyen-courrier vedette, l'A321 XLR, il s'est contenté de répondre que Boeing conservait une "formidable" gamme d'avions sur lequel l'avionneur est très confiant. C'est néanmoins Airbus, jouant à domicile en Europe, qui a ouvert lundi le bal des annonces de commandes, avec huit commandes fermes par Virgin de longs courriers A330-900 au prix catalogue de 2,37 milliards de dollars. Une lettre d'intention pour 100 appareils supplémentaires, dont des A321 XLR, a également été signée avec le loueur ALC. sw-leb-dab-dlm/fz/tq/mcj BOEING DASSAULT AVIATION AIRBUS GROUP INDRA SISTEMAS THALES

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