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Colombie Venezuela USA drogues criminalité armée 28 Mart 2020 - 21:14

Reddition en Colombie d'un ex-général vénézuélien accusé par Washington de narcotrafic Bogota, 28 mars 2020 (AFP) - Un général vénézuélien en retraite, Cliver Alcala, accusé de "narcoterrorisme" par les Etats-Unis qui mettent également en cause le président vénézuélien Nicolas Maduro, s'est rendu aux autorités américaines en Colombie, ont annoncé samedi des médias de ce pays. L'ancien militaire s'est présenté vendredi à des agents des services colombiens de renseignement qui l'ont ensuite remis aux autorités américaines, indique le quotidien El Tiempo de Bogota. Les Etats-Unis ont annoncé jeudi l'inculpation de Nicolas Maduro et de plusieurs de ses proches pour "narcoterrorisme". Washington a offert 15 millions de dollars pour toute information menant à l'arrestation du président vénézuélien et de 14 responsables ou ex-responsables vénézuéliens. Parmi eux figure Cliver Alcala, un ancien proche collaborateur de l'ex-président Hugo Chavez (1999-2013), prédécesseur de M. Maduro. Le général en retraite, qui résidait dans la ville colombienne de Barranquilla (Nord) depuis deux ans, a été immédiatement emmené à New York par un vol ayant reçu une autorisation spéciale, dans le contexte de confinement général décrété depuis mercredi en Colombie en raison de l'épidémie de coronavirus. Un ancien chef de la police vénézuélienne, Ivan Simonovis, réfugié aux Etats-Unis après s'être enfui de son pays où il avait passé 15 ans en prison, a déclaré à l'AFP que, selon ses informations, Cliver Alcala avait été transféré à New York et s'y trouvait déjà. "Ma famille, je vous dis au revoir pour un moment, j'affronte la responsabilité de mes actes avec vérité", a également déclaré Cliver Alcala, 58 ans, dans une vidéo diffusée vendredi sur son compte Instagram. Contactés par l'AFP, la police et le gouvernement colombiens, ainsi que l'ambassade américaine à Bogota, se sont refusés à tout commentaire. Le département américain de la Justice, tout comme l'Agence américaine antidrogue (DEA), également contactés par l'AFP, n'ont pas donné suite. Le général Alcala avait pris sa retraite de l'armée en 2013, à l'arrivée au pouvoir de Nicolas Maduro, dont il est devenu un farouche opposant. Il s'était réfugié en Colombie et soutient le chef de file de l'opposition Juan Guaido, reconnu comme président vénézuélien par intérim par une soixantaine de pays, dont les Etats-Unis. L'administration Trump n'a eu de cesse ces derniers mois d'accentuer la pression sur Nicolas Maduro à coup de sanctions de plus en plus drastiques pour tenter de l'évincer. Ces inculpations sont "une nouvelle forme de coup d'Etat sur la base d'accusations misérables, vulgaires et infondées" de la part de l'administration de Donald Trump, a dénoncé le ministre des Affaires étrangères vénézuélien, Jorge Arreaza. bur-raa/ltl/jb/ayv/

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