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France Allemagne politique diplomatie défense,PREV 12 Şubat 2020 - 20:58

En pleine crise, Macron à la rencontre de responsables politiques allemands (PAPIER GENERAL) Par Valérie LEROUX et Isabelle LE PAGE à Berlin =(Photo Archives+Video archives)= Paris, 12 fév 2020 (AFP) - Emmanuel Macron rencontrera en fin de semaine à Munich des responsables allemands majeurs, notamment les Verts en plein essor, à un moment où Angela Merkel voit la fin de son règne s'approcher et l'Allemagne traverse une crise politique majeure. Le chef de l'Etat s'entretiendra vendredi soir pour la première fois avec les deux dirigeants des Verts allemands, Robert Habeck -très populaire en Allemagne- et Annalena Baerbock, en marge de la conférence sur la sécurité à Munich, a indiqué mercredi la présidence. "Il ne vaut pas y voir une quelconque ingérence dans la situation politique de notre premier partenaire", assure-t-on à l'Elysée, précisant que les rendez-vous ont été pris avant le déclenchement de la crise politique en Allemagne. Il n'empêche: cette première prise de contact intervient alors que le parti écologiste est en forte progression dans les sondages, un engouement qui perdure depuis son succès aux élections européennes de mai. La dernière étude de l'Insa datant de mardi les placent avec 22% des intentions de vote en deuxième position au plan national, derrière les conservateurs de la chancelière avec 27,5%. En bonne position donc pour parvenir au pouvoir lors des législatives de fin 2021, dans le cadre par exemple d'une coalition avec la droite. Robert Habeck, un docteur en philosophie de 50 ans à l'éternelle barbe de trois jours, est même donné dans les médias comme possible premier chancelier écologiste en Allemagne. - 'Comprendre' - Emmanuel Macron aura au total des échanges informels avec une trentaine de responsables allemands de tous horizons - politiques et économique - samedi matin, dont le député Johann Wadephul qui a évoqué une coopération renforcée avec la France en matière de dissuasion nucléaire. Ces entretiens ne sont pas "inédits", il faut "comprendre et connaître" les différents responsables politiques du premier partenaire européen de la France, insiste la présidence allemand. Parmi eux figurent aussi le chef du gouvernement de Bavière Markus Söder, du parti bavarois conservateur CSU, et le ministre de la Santé Jens Spahn, tous considérés comme de possibles candidats à la succession de Mme Merkel lorsque celle-ci tirera sa révérence au plus tard fin 2021. Les deux hommes jouent un rôle de premier plan dans la redistribution des cartes en cours dans la classe politique allemande. La présidente du parti conservateur de la chancelière (CDU), Annegret Kramp-Karrenbauer, a annoncé lundi son départ après le séisme de Thuringe, où son parti et l'extrême droite se sont alliés pour élire un dirigeant local, brisant un tabou depuis la fin de la deuxième guerre mondiale. La CDU est désormais à la recherche d'un candidat à la chancellerie, et l'ambitieux Jens Spahn, 39 ans, rangé dans le camp des anti-Merkel, est un candidat potentiel. Conformément à la pratique chez les conservateurs, le choix du candidat doit être adoubé par le chef du parti allié bavarois, poste occupé depuis plus d'un an par Markus Söder. - Merkel absente - Le chef de l'Etat ne rencontrera en revanche pas Angela Merkel: celle-ci a choisi de ne pas prendre part à la conférence sur la sécurité cette année. Le départ annoncé d'AKK constitue un revers majeur pour la chancelière qui avait placé en orbite cette femme partageant le même cap politique modéré. Les médias parient désormais sur une fin prématurée de son quatrième et dernier mandat, censé être bouclé en 2021. Depuis sa création en 2018, son gouvernement avec les sociaux-démocrates est rythmé de crises incessantes, dans un contexte aussi de recomposition accélérée du paysage politique sous la pression de l'extrême droite en plein essor. Par ailleurs, les relations entre la chancelière et le chef de l'Etat français ne semblent pas au beau fixe depuis plusieurs mois et le moteur franco-allemand en panne. Angela Merkel n'avait pas caché son irritation quand le président français avait jugé l'OTAN en état de "mort cérébrale". Et un proche d'Emmanuel Macron, le député européen Pascal Canfin, a récemment lâché dans l'hebdomadaire Der Spiegel: "Il ne vient plus aucune idée de Berlin". vl-ilp/ylf/mm

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