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RDCongo conflit armée 23 Şubat 2020 - 23:15

RDC: 6 membres du groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) tués par l'armée à Beni Beni (RD Congo), 23 fév 2020 (AFP) - L'armée congolaise a affirmé dimanche avoir tué six membres du groupe des Forces démocratiques alliées (ADF) dans deux offensives ciblant ces milices accusées d'être responsables du massacre de près de 400 civils depuis novembre 2019 dans la région de Beni dans l'est de la République démocratique du Congo. La première offensive a été lancée dimanche matin sur l'axe Kikingi à près de 80 km à l'est de Beni-ville: "Le bilan est de cinq égorgeurs ADF neutralisés, d'un autre capturé et d'un militaire blessé", a déclaré à l'AFP le général de brigade Sylvain Ekenge, porte-parole adjoint de l'armée. Dans la deuxième offensive, "l'armée a pilonné une position ADF sur l'axe nord-centre à Vemba (cité située à près de 15 km de Beni-ville): un ADF a été tué", a indiqué l'officier. "Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont adapté leurs tactiques de combat face aux ADF en étant très mobiles, ce qui a permis à nos patrouilleurs d'intercepter des ADF qui tentaient de perpétrer un massacre de civils à Kikingi à Vemba", a expliqué l'officier. "Le terroriste capturé est en train d'être exploité et va révéler la vraie identité de ces égorgeurs" armés de fusils et des machettes, lit-on dans un communiqué de l'armée. Jeudi, le conseil des ministres a accusé des Mai-Mai de s'être constitués en "supplétifs des ADF" dans la région de Beni. Maï-Maï est un terme générique qui désigne des miliciens constitués sur une base communautaire et dont les actions vont de la défense des intérêts communautaires à la grande criminalité. A l'origine, les ADF sont des rebelles ougandais musulmans présents dans la région de Beni dans l'est congolais depuis 1995. Opposés au régime du président Yoweri Museveni, ils n'ont plus lancé d'attaque contre Kampala depuis des années. Les ADF "possèdent les caractéristiques à la fois d'un groupe armé et d'une organisation criminelle, et semblent suivre une idéologie islamiste extrême", selon un rapport remis en janvier au Conseil de sécurité des Nations unies. Il n'y a pas assez d'éléments de renseignements pour prouver "des liens avec des groupes extrémistes islamiques internationaux", ajoute le rapport. str-bmb/sba

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