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Tanzanie Canada diplomatie aviation transport justice 14 Aralık 2019 - 21:01

Un avion d'Air Tanzania, saisi au Canada, finalement livré en Tanzanie Dar es Salaam, 14 déc 2019 (AFP) - Un avion qui devait être livré à Air Tanzania, saisi fin novembre au Canada à la suite d'une action en justice, est finalement arrivé samedi à Mwanza, dans le nord-ouest de la Tanzanie, selon des images retransmises par la télévision nationale. Le Bombardier Q400 de fabrication canadienne avait été saisi en raison d'une procédure entamée au Canada par un propriétaire terrien réclamant 33 millions de dollars en compensation de la nationalisation de son exploitation en Tanzanie dans les années 1980. En août, un Airbus A220-300 de la compagnie Air Tanzania avait été saisi à Johannesburg en Afrique du Sud à la suite d'une plainte de la même personne pour les mêmes raisons, mais avait pu repartir en septembre après une décision de justice. Samedi, ni le président tanzanien John Magufuli, ni l'ambassadrice du Canada en Tanzanie, qui se sont exprimés au cous d'une cérémonie à Mwanza, n'ont donné de détails sur les circonstances ayant finalement mené à la livraison de l'avion. "Les efforts du gouvernement ont permis que l'avion soit libéré", a déclaré M. Magufuli, précisant que cet appareil sera utilisé par Air Tanzania pour des vols vers la Chine et la République démocratique du Congo. L'ambassadrice du Canada en Tanzanie, Pamela O'Donnell, a dit être convaincue que "la coopération dans le secteur de l'aviation continuera et stimulera le tourisme tanzanien". Le gouvernement tanzanien avait procédé dans les années 1980 à la nationalisation d'un terrain détenu par un propriétaire terrien qui produisait des semences de haricots - saisissant tout l'équipement, y compris 250 véhicules et 12 avions légers. Le propriétaire, un Tanzanien né en Namibie dont l'identité n'a pas été dévoilée et âgé de 86 ans, avait obtenu dans les années 90 des compensations d'un montant prévu de 36 millions, mais le gouvernement ne lui a versé que 20 millions. Avec les intérêts de retard accumulés, les 16 millions manquants se sont transformés au fil des années en 33 millions de dollars, selon son avocat. Par ses diverses actions, il tente d'obtenir les sommes restantes. str-ndy/jpc

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