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USA armée politique gouvernement défense crime 29 Ocak 2020 - 01:54

Les déploiements répétés affectent la discipline des Forces spéciales américaines (rapport) Washington, 28 jan 2020 (AFP) - Les déploiements répétés affectent la discipline au sein des forces spéciales américaines, selon un rapport interne publié mardi par le Pentagone, qui ne conclut à aucun "problème éthique général" expliquant les récents incidents qui ont affecté la réputation de ces unités d'élite de l'armée américaine. "Nous avons une culture volontariste orientée vers l'action. C'est cette culture qui fait toute notre valeur", a noté le général Richard Clarke, chef du commandement des Forces spéciales (Socom) en présentant ce rapport. Mais depuis les attentats du 11 septembre 2001, "près de 20 ans de conflit permanent ont déséquilibré cette culture en faveur de l'usage de la force et la réussite des missions, au détriment des activités de routine qui renforcent le leadership, les responsabilités et la discipline", a-t-il ajouté. Le rapport, dirigé par des officiers en service et à la retraite, ainsi que des civils du ministère de la Défense a conclu que les déploiements quasi constants des forces spéciales en Irak, Syrie, Afghanistan ou en Afrique avaient réduit au minimum les périodes de repos qui assurent la cohésion des équipes. Le général Clarke avait demandé l'été dernier ce rapport sur les problèmes d'éthique au sein des forces spéciales après une série d'incidents qui avaient fait scandale, attirant l'attention du président Donald Trump qui avait gracié les militaires visés. Edward Gallagher, un sous-officier des "Navy SEALs", l'unité d'élite de la Marine américaine, avait été jugé l'été dernier pour crimes de guerre dans une affaire très suivie aux Etats-Unis. Il a été déclaré le 2 juillet non coupable du meurtre d'un prisonnier en Irak en 2017 et acquitté de deux tentatives de meurtre sur des civils irakiens. Il avait toutefois été déclaré coupable d'avoir posé à côté du corps du jeune homme tué en compagnie d'autres soldats et rétrogradé de son rang, mais M. Trump a annulé cette décision. Par ailleurs, un ancien membre des Bérets Verts, unité d'élite de l'armée de terre américaine, le commandant Matt Golsteyn, a été accusé du meurtre prémédité en 2010 d'un taliban soupçonné de fabriquer des bombes. Il devait être jugé en cour martiale mais M. Trump l'a gracié avant. Dans les mois précédents, deux membres des forces spéciales du corps des Marines avaient en outre été accusés d'avoir tué un "Béret Vert" au Mali, et des SEALs avaient été accusés de faire usage de cocaïne et autres drogues. En général, la promotion des soldats des forces spéciales aux grades supérieurs est davantage fondée sur leur expérience de combat que sur leurs qualités de leadership, ajoute le document, qui recommande une approche davantage axée sur les valeurs humaines et la discipline des officiers. sl/cjc

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